• Two Worlds 2 : Pirates of the Flying Fortress

    Article publié sur RPGFrance le 25.03.2012

     

     

    Sur RPG France, Two Worlds 2 avait déçu lors de sa sortie à cause d'un doublage catastrophique, un monde vaste mais vide et une grande linéarité. TW2: Pirates of the Flying Fortress, son extension s'est montrée discrète depuis sa sortie qui date déjà de septembre 2011. Depuis, on peut la trouver seule ou en version GOTY incluant le jeu de base. Sortez les canons, hissez le pavillon noir, c'est l'heure du verdict. 

     

    Un dépaysement assuré

     

    Pour jouer avec cette extension, il vous faudra une version du jeu de base installée. Point la peine d'avoir fini ce dernier, vu que cette extension propose une toute nouvelle aventure à découvrir en appuyant sur le bouton New game. Il est possible d'importer votre personnage pour la commencer, sachant que le niveau demandé est 42. Au dessus, le jeu se montrera trop facile, en dessous vous risquez d'en baver. Bien sur, vous pouvez tout à fait commencer avec un nouveau personnage selon les trois archétypes possibles : guerrier, mage ou ranger. A vous ensuite de répartir les points de compétence comme il vous siéra parmi celles que vous connaissiez dans le jeu de base, pour cela revoir le test de Two Worlds 2.  

    Bienvenue dans  l'univers des pirates, qui tranche réellement avec l'univers précédent typé africain et asiatique. Fini le monde d'Antaloor. Après une introduction de vidéos in-game successives très soignées, vous voici à bord d'un bateau pirate, aux abords de l'archipel de Sudler. Le capitaine corsaire Edwin Teal vous invite à travailler pour lui et vous envoie à la recherche d'un trésor. Il vous demande aussi de retrouver une femme chamane pour une affaire personnelle. Il faut dire qu'il n'a pas trop le choix, le pauvre, son équipage ayant, pour la plupart des hommes, déserté, alors qu'ils recherchaient le butin. Du coup, il a fait appel à vos services, mais cela cache-t-il quelque chose ?

     

     

     

    Hissez les voiles, on part

     

    Graphiquement, le jeu s'est embelli et présente mieux, même si le bloom reste encore trop présent. Il vous faudra donc faire quelques réglages maison pour l'optimiser. Et c'est vrai qu'après, c'est visuellement du pur bonheur. Les textures sont plus jolies, les visages ont gagné en qualité, même s'ils restent en dessous de ceux de The Witcher 2. Quant à la météo, elle est exceptionnellement représentée avec ses orages ou encore ses couchers et levers de soleil. On se croirait aux Bahamas. Reality Pump a fait une superbe mise à jour. 

    S'il y a bien un point fort dans cette extension, c'est le rendu de la piraterie et la découverte de cet archipel mystérieux. Tout est bien mis en avant avec ces différentes îles à visiter, ces lieux typiques - épaves, tavernes, grottes labyrinthiques, ruines et plages de sable chaud - mais aussi ces personnages typés, haut en couleur et son atmosphère saisissante avec ces mouettes criantes et ces fantômes vengeurs. Pour ma part, j'ai vraiment apprécié de me plonger dans cet univers, qui m'a rapproché de Two World premier du nom.  

    A petit bateau - non, pas votre culotte -, à pied, à cheval ou à la nage, vous allez aborder chacune des îles plus ou moins grandes que composent l'archipel Ublaryak à la recherche du trésor. Autant vous dire que l'aventure ne se parcourt pas en cinq minutes et il est intéressant de voir que Reality Pump ne s'est pas moquée de nous, en nous proposant une aventure principale d'une douzaine d'heures et autant pour les quêtes secondaires. Même si la résolution des quêtes est tout à fait primaire, tuer et/ou rapporter dans la plupart des cas, vous aurez plaisir à suivre un scénario qui vous fera voyager dans tout l'archipel et qui, s'il n'est pas forcément novateur, saura vous surprendre. Enfin, le dernier quart de l'histoire est tout à fait délirant et risque de vous dépayser. Il aurait pu être fabuleux si les développeurs avaient autorisé plus de liberté, mais cela se résume par des combats incessants - on se croirait dans un hack'n slash - entrecoupés d'actions que vous subissez, plus que vous ne les faites. Totalement linéaire, cette partie risque d'en énerver plus d'un, car on ne peut s'en échapper, mais je ne dévoilerai rien, même sur la planche.  Enfin après le boss de fin, vous aurez droit à quelques explications et le générique de fin sans possibilité de poursuivre l'aventure. Vous pourrez toujours recommencer une nouvelle partie pour assister à l'une des deux autres fins possibles.

     

      

     

    Les quêtes secondaires, comme dans le jeu de base, sont bien écrites, mêmes si les schémas de résolution, comme la mission principale, restent simplistes. Heureusement, les situations savent se montrer amusantes voire insolites.   L'humour est appréciable, comme lorsque l'on discute de la vie avec des morts !  On aura aussi droit à quelques clins d'oeil d'oeuvres bien connues. On pestera de ne pouvoir annuler dans les options ces grosses croix rouges qui indiquent le prochain lieu de la quête, qui castre la joie de l'exploration. 

    La version française, qui nous avait tant fait hurler sur Two Worlds 2,  est de bien meilleure qualité et les voix des pirates sont viriles comme il convient.  Finies les phrases monocordes que l'on croisait régulièrement dans le jeu de base et ça c'est vraiment un bon point. Reste quelques fautes de sous-titrage, mais rien de bien choquant. 

    A signaler qu'il n'y a qu'une dizaine de PNJ autour desquels gravitent les quêtes et seulement deux marchands en début de partie : le premier étant dans la cale, le second sur la plage en face du bateau pirate. Il est important de ne pas les rater, sinon vous passerez votre temps à vous débrouiller seul. Pas grave me direz-vous, car le système de craft et d'amélioration des armes est bien pensé et permet d'améliorer soi-même ses armes. Mais il n'empêche que si vous passez à côté d'eux, vous risquez de ne jamais pouvoir utiliser l'arbalète trouvée sans les carreaux du vendeur. C'est quand même dommage, alors qu'on nous propose de nouvelles armes. 

     

      

     

    Quoi de neuf, matelot ?

     

    De ce côté là, on ne sera pas déçu. Les nouveautés sont nombreuses et se situent un peu partout : créatures et  boss, objets et armes, techniques de combats. On a aussi plus de 90 minutes  de musique d'ambiance inédites, un graphisme réhaussé, une interface plus facile d'utilisation. On pourra trouver un cheval et sa cuirasse, animal qui ne présente que peu d'intérêt vu la petitesse des îles et la présence de très nombreux téléporteurs. Mais il n'empêche que l'on sera heureux de pouvoir profiter du neuf. 

    Pour compléter ce solo, on trouve  quatre nouvelles cartes multijoueur que je n'ai pas testées à mon grand dam, mais comme c'était un point positif dans le jeu de base, ce ne peut être qu'un plus. 

     

    D'emblée, Reality Pump frappe fort avec cet addon : grâce à un scénario sympathique sur fond de piraterie et de chasse au trésor, on a plaisir à retrouver son personnage dans un jeu qui a gagné en qualité sur bien des points, et principalement sur son doublage. On appréciera l'univers qui vous tiendra en haleine une vingtaine d'heures avec un jeu orienté action et humour. Malheureusement, le dernier quart de la quête principale se montre bien trop linéaire. Les développeurs ont donc su redresser la barre pour le contenu, mais on s'essouffle sur la longueur. Dommage, avec un peu plus de vent en poupe, on aurait été beaucoup plus loin. 

     

    + Tout en mieux

    + Humour

    + Quête principale délirante sur la fin

    + Beaucoup de nouveautés

     

    - Quêtes primaires

    - Mécanique identique au jeu de base

    - Dernier tiers linéaire et pénible

     


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