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     Lorsque j’ai rencontré Abraham Grey, Pirate Patriot alias Swachbuckler pour la première fois, il y a six mois, c’était dans une grande surface au rayon des petit prix. Jamais, je n’en avais entendu parler auparavant et le dos de la jaquette m’interrogea. Sorti en 2009 et étiqueté « Action RPG », les caractéristiques du jeu indiquaient « un système de jeu de rôle avancé » et les points forts précisaient entre autre « un gameplay riche et diversifié mélant RPG, beat them all, combat et bataille navale ». C’est donc avec certaine envie que je commençais le test de ce jeu de l’Est.


     

     

    3, 2, 1, Action !

    Il faut signaler un début plutôt chaotique sur mon portable. En effet, j’ai du relancer le jeu deux à trois fois avant qu’il veuille bien démarrer convenablement. Car à chaque fois il a bloqué sur le logo d’intro, le logo du distributeur ou encore la vidéo d’introduction, tel un vieux moteur de Diesel qui toussote avant le démarrage. Enfin tout a bien commencé et le problème ne s’est pas posé sur un PC de joueur dernier cri. Donc attention à votre système, sans pour autant être capable de vous dire pourquoi il a eu du mal sur l’un et pas sur l’autre, sachant qu’il est précisé tourner sur un pentium III 1,5 ghz.

    Le jeu se déroule durant la guerre civile américaine. Vous jouez le rôle d’un meurtrier sanguinaire, Abraham Grey, qui est un pirate alcoolique souffrant de schizophrénie, dixit le livret. Sa voix intérieure vous permettra de comprendre le fonctionnement des différentes parties du jeu comme si vous étiez dans un didacticiel. Vous arrivez avec votre équipage et votre navire dans le port de La Havane et vous vous rendez dans l’auberge du coin. On notera un décalage entre l’image que l’on peut se faire d’un pirate et l’habillement de son personnage avec un poncho de gardien de vache avec son chapeau de cow-boy. Mais pourquoi pas. Casser les stéréotypes pouvait peut-être redonner du renouveau dans l’univers des pirates en attendant la venue de Risen 2. Malheureusement ce ne sera pas le cas tout au long du jeu.

     

     

    Du pot au feu avec plein de navets

    Dans l’auberge, il vous est possible d’enrôler des marins pour votre bateau, de parler à l’aubergiste du coin, ou encore de vous battre sur un ring ce qui vous permettra de vous faire un maximum d’argent. En sortant de l’auberge, vous arrivez dans un quartier fixe de la ville en 2D dans laquelle vous déplacez votre personnage en 3D. Les 19 villes sont constituées de 1 à 4 quartiers dans lesquels on retrouve de gros icônes vous permettent d’accéder à des lieux intéressants pour votre personnage, comme l’auberge précitée, le shérif qui sauvegardera votre partie, le gouverneur qui vous donnera des missions, l’armurier qui vous vendra des armes, l’épicier qui vous vendra des aliments pour remonter vos points de vie et votre énergie. Si c’est au bord de la côte, vous aurez aussi le port qui vous permet de partir à l’aventure et le vendeur de bateau, le marchand de cargaisons et enfin l’armateur qui vous permet d’améliorer votre bateau ou de le réparer.

    Cela aurait pu être sympathique si on ne se retrouvait pas avec des lieux différents et des personnages identiques habitant à des miles les uns des autres. Malheureusement, tous les shérifs ont la même tête ainsi que le même bureau et certaines configurations de lieux sont identiques.

     

     


    Une partie de bataille navale ? Un duel ? Un combat de boxe ?

    Enfin, si on quitte le port, on se retrouve sur la carte des mers dans son bateau, et on pourra effectuer certaines actions selon sa position : Entrer dans un port, proche d’un navire, faire un combat naval suivi d’un abordage. En effet, dans des décors figés vous voyez arrivé des ennemis tous identiques qu’il vous faut occire. Vous passez ensuite dans un nouveau plan du bateau ou vous effectuez la même manœuvre. Enfin la victoire au duel à l’épée contre le capitaine adverse vous permettra de mettre la main sur le bateau ennemi et sa cargaison. Les situations sont donc les mêmes et les combats pas bien difficiles sont redondants avec des phases toujours identiques donc qui deviennent pénibles à la longue. Dans un autre exemple, lors des combats de boxe, vous devez vaincre trois fois de suite votre adversaire pour gagner une somme d’argent. Et bien, il suffit d’attendre que l’adversaire gaspille toute son énergie en étant en position défensive, puis ensuite envoyé un coup spécial trois fois de suite pour l’emporter. Et les rounds sont en trois manches gagnantes ce qui demande beaucoup de patience.
    Il est possible de s’orienter sur le côté commercial du jeu et donc de transporter des biens d’un lieu à l’autre ou encore de transporter des biens d’un pnj à l’autre. Rien de bien folichon en tout cas et très primaire comme aventure. Le jeu est très simple et l’unique niveau de difficulté ne pose aucun souci. Si vous voulez réellement du challenge, il vous faudra attaquer des bateaux de niveaux supérieurs.

     

     

     

    Euh vous souhaitez un flingue +1 ou un flingue +1 ? Une buckler ?

    Les dialogues se résument à des monologues de PNJ auxquels vous répondez par une phrase unique. Il n’y a pas de solutions différentes pour résoudre une quête qui reste très primaire. Le jeu offre un scénario principal qui vous demandera de choisir votre camp entre la flotte de l’Union ou celle de la fédération. A noter que l’on ne vous confiera qu’une mission à la fois et que pour poursuivre la mission principale, vous devrez réaliser des quêtes secondaires obligatoirement entre chaque mission principale. Une façon de rallonger la durée de vie du jeu artificiellement. D’autant plus que les développeurs ont eu la bonne idée de ne dévoiler les armes ou les bateaux supérieurs qu’après que vous ayez un peu avancer dans l’aventure. Ainsi chez les armuriers, vous n’aurez le choix qu’entre un revolver ou un fusil. Autrement dit il n’y a même pas de loot différents qui pourrait amener dans la fantaisie dans le jeu.

    Les textes sont bien traduits tout comme le monologue en début de partie dans l’introduction. On appréciera par contre le langage mature avec de bons gros mots qui auraient été censurés dans bien d’autres jeux. Par la suite les PNJ rencontrés ne communiquent que par bruits dignes successeurs des PNJ de Daggerdale. Quant à la musique variée, elle passe plutôt bien, même si elle ne casse pas trois pattes à un canard.

    Tournons-nous alors sur la technique du jeu. Ce dernier a un moteur graphique très carré qui n’offre que peu d’options pour améliorer la qualité. L’antialising est présent et même si les décors ne sont pas moches, ils restent vieillots. On peut pousser la résolution jusqu’en 1920x1080, mais il n’y a pas d’autre option. De même impossible de reconfigurer les touches qui restent presque similaires à celles que l’on utilise pour les FPS. Il faudra donc vous adapter, tout comme les points de sauvegarde que l’on trouve uniquement dans certaines grandes villes. Bigre que tout cela manque de cachet sur le support PC.

     

     

     

    RPG, en avant … CHARGEZ !

    Arrive alors la partie qui nous intéresse : le RPG. Vous gagnez donc des points d’expérience en éliminant des adversaires ou encore en résolvant des missions. A chaque niveau gagné, vous récupérez un point à distribuer entre vos trois caractéristiques : Arme, Tir ou défense. En clair, vous allez améliorer soit votre puissance en combat au corps à corps soit votre combat à l’arme à feu ou encore vous allez améliorer votre résistance aux coups de vos adversaires. Autant vous dire que c’est très limité. Vous avez aussi le droit d’acquérir un nouvel attribut parmi les quatre que l’on vous propose. On ne vous laisse que peu de choix d’évolution et tout cela est bridé car identique d’une partie sur l’autre : ou lors du prochain niveau que vous gagnerez. Car si vous ne l’avez pas pris au niveau 1, les attributs seront encore là au niveau 2.

    Ces attributs qui peuvent être passifs – gagner plus d’or quand vous prenez un bateau à l’abordage – ou actifs –esquiver une attaque en appuyant sur une touche précise – peuvent agir sur votre bateau, vos capacités de combats ou votre commerce. Sachez que certains ont trois niveaux d’améliorations. Et se sera tout pour la partie RPG du jeu.

     

     

     

    Boum ! un coup dans l’eau.

    On peut donc en déduire que comme pour un Grand Thief Auto, ce jeu n’a pas sa place sur un site spécialisé sur le RPG, car il n’en a pas les caractéristiques. Mais comme il est désigné comme tel sur sa jaquette, il était important d’en faire la critique comme tel sur le site. Et pour ma part, c’est tout simplement une fausse argumentation, voir une arnaque, pour vous vendre un produit qui passa bien inaperçu en 2009. Alors rôliste, si vous le voyez en rayon près de chez vous, avec sa belle jaquette en carton bien aguicheuse, fuyez.


    Voici donc un piètre clone de l’excellent jeu Pirates de Sid Meier , qui se targue d’avoir une richesse et un système de RPG poussé. Que nenni, à part sur sa jaquette, le jeu n’a aucun système de RPG. Bien moins riche que son concurrent, Abraham Grey se montre très rapidement répétitif et pauvre, même s’il mélange des genres différents : Beat them all, combat naval, commerce et une « once de mini-pincée de miette de RPG ».

    Mais à trop vouloir se disperser, il se perd dans une jouabilité archaïque qui manque cruellement d’immersion. Vous n’avez donc rien raté en passant à côté de ce jeu d’action aventure. 


    + Mélange des genres intéressants
    + Langage mature

    - Pas un RPG !
    - Pas de configuration des touches
    - Répétitivité du gameplay
    - Contenu trop léger
    - Redondances des lieux et clonages des personnages.


     


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    Si je vous propose le test d'Anachronox aujourd'hui, alors que le jeu est sorti il y a quatre ans maintenant, c'est pour deux raisons : La première est que j'ai redécouvert sa richesse il y a peu de temps alors que lors d'approches antérieures, j'avais eu beaucoup de mal à démarrer, le jeu étant dans la langue de Shakespeare. Mais, grâce à un patch non officiel du jeu qui traduit une grande partie du texte et donc permet de mieux comprendre l'histoire, j'ai retenté l'aventure. La seconde raison est pécuniaire : il est possible à l'heure actuelle de le trouver sur les sites de vente d'occasion à moins de deux euros, alors pourquoi s'en priver ?


    Anachronox 1

    Il est vieux me dîtes-vous ? Oui, Anachronox est un jeu développé par la société (défunte en février 2005) Ion Storm, qui possédait à son bord de très grande personnalités dont le très médiatisé John Roméro, un des papas de Doom. Alors c'est sûr, qu'après la sortie de Daïkatana, on pouvait craindre qu'Anachronox serait un jeu moyen au demeurant. Or il n'en est rien : Anachronox est un vrai RPG qui utilise le moteur de Quake 2 pour nous emmener dans un univers futuriste, riche et bien construit. N'oublions pas non plus, que Ion Storm a aussi été la génitrice de Deus Ex en 2000.

    Vous commencez l'histoire dans la peau de Sly Boots, un détective raté, un looser, qui plus est, prend sa volée par un homme de main d'un mafieux à qui il doit de l'argent. Autant vous dire que nous sommes en présence d'un jeu mature. Cela se passe par une vidéo avec le moteur du jeu (le jeu compte plus de 2 heure de vidéo !!). Visuellement, c'est cubique tout comme on peut imaginer les jeux de l'époque, mais le jeu est regardable, jouable en 1280x960 autant sous windows XP que sous 98. Après ce passage à tabac, vous allez découvrir les rouages du jeu dans le bar d'un ami. Votre personnage est géré à la 3ème personne, comme un Tombraider, et il va se déplacer dans un environnement graphiquement assez sombre. Sly bouge grâce au clavier avec un déplacement du curseur à la souris vous permettant d'agir sur l'environnement. Lorsque vous communiquez avec les gens, vous choisissez parmi différentes phrases et ils répondront selon.

    Vous partez donc à la recherche d'un travail pour rembourser l'argent que vous devez. L'histoire semble ridicule, mais ne vous inquiétez pas, elle va s'étoffer et devenir très intéressante par la suite. Mais il est vrai que le démarrage est lent. Lorsque vous sortez du bar, vous arrivez dans un environnement futuriste tel le film Le 5ème élément, sauf que bien sûr, c'est beaucoup plus pauvre. Vous traverserez ainsi parfois certains passages qui sont tout simplement des couloirs avec très peu de décors et c'est là que l'on reconnaît l'armature des FPS comme Quake. En fait, les lieux où vous allez évoluer sont composés de différents niveaux labyrinthiques si on devait résumer au plus simple. Sauf que l'interactivité de certains lieux y est très importante : de très nombreux personnages arpentes les couloirs et avec lesquels vous pouvez entreprendre une discussion. De plus, certains d'entre eux vous proposeront des quêtes secondaires, ou rejoindront votre personnage principal pour continuer l'aventure.

    Anachronox 2

    Mais revenons en arrière : après votre départ du bar, vous allez être mené à vous rendre dans une salle de boxe dans laquelle vous apprenez à vous battre. Les combats sont très inspirés de ceux des Final Fantasy. les différents combattants en 3D sont affichés dans une scène fixe et tout se déroule à tour de rôle. Sachant que le temps s'écoule, si vous mettez trop de temps à choisir une action, votre adversaire pourra vous frapper plusieurs fois. Lorsque c'est à votre personnage de jouer, il peut effectuer une action ou un déplacement. Vous pouvez ainsi gérer l'espace de combat (les tireurs derrière, les guerriers au contact devant). On ne parlera pas de magie, mais de technologie avec par exemple, la possibilité pour Sly Boots d'utiliser un champ de force durant l'affrontement, sachant que chacun de vos personnages a des compétences de combats différentes. Les combats sont assez statiques (un rayon laser qui sort d'un pistolet ne fait pas forcément un bruit d'enfer) avec des personnages peu mobiles tant qu'ils n'agissent pas. Heureusement, la caméra dynamique donne un peu de vie à ces scènes bien trop molles.

    A noter que contrairement à beaucoup de jeu de rôles, les combats restent limités dans certaines zones ce qui donne tout son style à Anachronox : une partie exploration dans les niveaux (100 niveaux différents d'après la jaquette arrière) pour réussir certaines quêtes, et puis une partie de jeu avec de multiples combats avec à la fin un boss dont la mort permet d'obtenir l'objet de la quête. Les joueurs, moi voit, moi tue, se sentiront bridés de devoir résoudre des énigmes avant de pouvoir accéder à une transition où les combats sont légions et n'adhèreront pas forcément à ce style de jeu. Difficile en effet de devoir traverser 5 niveaux pour répondre à l'attente d'une personne qui vous demande de vous ramener un objet qui se situe à l'opposé de l'endroit où vous vous trouvez. Car à chaque niveau de transition correspond aussi un temps de chargement qui seront moindres sur nos PC actuels que sur ceux de l'époque en 2001, mais quand même. Et tant que vous n'aurez pas réalisé, les passages d'exploration de la quête principale vous ne pourrez pas accéder aux combats qui suivent plus loin.

    Anachronox 3

    Il se peut que vous vous perdiez, car les niveaux ne sont pas mis bout à bout, mais enchevêtrés les uns les autres avec plusieurs ramifications possibles. Le jeu est assez bien fait car pour vous remettre dans le droit chemin, il existe des affichages et des robots guides qui, pour quelques crédits, pourront vous amener dans le lieu souhaité. Il vous sera possible de rentrer dans de nombreux bâtiments, et trouver des magasins appropriés pour vos achats ou encore un hôpital pour vous soigner. On se retrouve ainsi avec une architecture des niveaux de type Vampire, Bloodline le dernier né de la défunte société Troïka Games.

    Outre les quêtes secondaires, vous trouverez à différents endroits du jeu, des mini-jeux très simples qui donnent encore plus de consistance à ce monde. De plus, votre équipe aura l'occasion de passer par des passages arcades (conduite d'un jet ski dans les égouts avec obstacles par exemple) qui enrichissent le jeu.

    Vous gérez Sly, et d'autres personnages viendront se greffer à lui, pour former une équipe complémentaire où chacun aura sa spécialité. En effet, si Sly Boots peut ouvrir les verrous, un autre vous permet de réparer les circuits électriques et cela passe aussi par des petits jeux intermédiaires. Par exemple, avec Sly vous pourrez crocheter une serrure en réussissant à en trouver le code chiffré, tout cela à travers un nouvelle écran de jeu. De plus selon le niveau de technologie de la serrure, vous devrez trouver un code avec plus ou moins de chiffres sachant que cela se passe en un temps donné, qui dépend de la compétence de votre personnage.

    Anachronox 4

    Comme nous sommes dans un RPG, vos personnages évoluent et gagnent des points d'expérience mais la répartition se passe comme dans les jeux de type Final Fantasy. Par contre, vous aurez accès à l'inventaire commun à tous vos personnages et il vous faudra partager l'équipement qui se montre pas aussi diversifié que certains autres jeux de rôles. Si au début du jeu, vous ne dirigez que Sly, durant la suite de l'aventure, vous prendrez en main n'importe lequel d'entre eux, et les autres vous suivront à la queue leu leu.
    Les développeurs ont vraiment pensé à tout et ce jeu se veut très riche, mais il faudra vous investir particulièrement, car même s'il existe un patch de traduction du texte, l'inventaire reste en anglais et comme de nombreux termes sont futuristes, il est parfois difficile de choisir l'équipement adéquat. Pour pallier à ce défaut, les concepteurs ont permis d'utiliser un bouton de configuration optimal. Mais le livret de la boîte en français aurait pu pallier à cette difficulté de compréhension, alors qu'il est bien trop succinct. Autres défauts pour ma part : il est difficile d'avoir accès à l'inventaire car il faut toujours passer par l'intermédiaire de l'écran de menu qui n'est franchement pas très réussi. Du coup, le système est assez lourd si vous souhaitez changer d'équipement, cela ne se fait pas simplement. Pour finir, une petite adresse avec la solution, ici, pour ceux qui auront perdu patience à cause des phases d'exploration et qui souhaite aller au bout de l'aventure.


    Anachronox est donc un RPG futuriste dans lequel vous allez démarrer une histoire qui ne va que se bonifier au fur et à mesure de votre avancée dans le jeu. Personnellement, j'ai été séduit par ce jeu qui fait succéder passages d'exploration puis niveaux avec combats et qui changent des jeux de rôle bien trop centrés sur les combats. Il n'empêche qu'il n'a pas eu le succès escompté à l'époque sûrement à cause de la difficulté à s'immerger dans son univers.


    Graphismes : 2/5 - Sons : 4/5

    Interface des combats : 4/5

    Scénario : 5/5

    Jouabilité (fun) : 4/5


    ION STORM \ EIDOS \ 2001

    2 CD - Version anglaise intégrale (texte et voix), livret en français - Patch de traduction, ici

    Fonctionne sous Windows XP


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    À l'instar de Lords of Xulima, avec une campagne Kickstarter rondement menée et plus de 22 000$ récupérés pour 10 000$ demandés, les développeurs de Orphic Software ont su captiver les joueurs investisseurs en leur parlant de sources d'inspiration telles que Baldur's Gate, The Elder Scrolls ou Ultima. La somme engrangée a permis de franchir deux paliers permettant d'avoir des donjons supplémentaires, la possibilité d'acheter sa propre maison et plein d'autres choses encore. Après une preview d'Andy dans un lundi de l'indie en octobre 2013, il est temps de s'intéresser à ce old school RPG et de voir ce qu'il a dans les tripes. 


     

     

    Un old school RPG fait par des indépendants, c'est souvent l'utilisation de 2D avec pixel art. On ne peut pas dire qu'Antharion déroge à la règle, avec sa visualisation en 2D isométrique. Impossible de tourner la caméra, ce qui gène parfois avec les ennemis derrière. Heureusement depuis le patch 1.1.5, appuyer sur la touche V rend vos camarades transparents à défaut des ennemis. Les personnages sous forme d'icônes restent inertes mais s'animent tout en glissant sur le sol et en même temps leur corps bouge comme s'ils étaient sur des ressorts. L'effort d'animation minimaliste est là, mais c'est fortement ridicule avec grosses têtes sur petits corps. Avec ses couleurs chaudes, on a l'impression d'avoir un jeu sorti tout droit de la Nintendo DS et porté sur nos machines. Heureusement, la finesse des détails est au rendez-vous.  Mais avec une résolution maximale en 1280x720, laissez tomber votre écran HD. On notera que les tilesets sont riches et variés, mais la qualité graphique grossière en arrêtera plus d'un. 

     

    Antharion Antharion

    La carte de fast travel qui se dévoilera au fur et à mesure et le game over.

     

    Réfléchissons, réfléchissons.

     

    Vous commencez la partie en personnalisant chacun de vos quatre personnages. Ainsi vous choisirez une classe parmi huit possibles ou créerez un avatar librement de A à Z. Entre le guerrier et le sorcier avec ses trois écoles de magie (magie blanche, magie noire, magie grise), le voleur ou l'archer, voire une création de votre choix, vous avez déjà bien des possibilités. Ensuite intervient le choix de la race parmi sept (humain, orc, elfe, voire ésotérique : loup-garou, félin, mort-vivant, nécrophile...). À partir de ces deux critères, vous obtiendrez certaines valeurs dans les six caractéristiques qui définissent votre personne telles que la force, l'intelligence, la magie, la dextérité, la constitution et la chance. Caractéristiques dont on comprend aisément l'utilité.

    Enfin, vous répartirez vingt points dans les quinze compétences possibles tout en sachant que vous allez spécialiser vos personnages en fonction de la classe. Enfin, c'est préférable mais pas obligatoire et libre à vous de faire comme il vous plaît. Un choix de création donc très important dès le départ car contrairement à beaucoup de RPG, chacune des compétences a son importance. Le lore, par exemple, vous permettra selon votre niveau d'identifier les objets magiques trouvés, mais aussi de découvrir des passages secrets dans les multiples donjons. 

     

    Antharion Antharion

    Création de personnage et touches non reconfigurables pour jouer.

     

    Raconte moi une histoire !

     

    Antharion semblait être un monde calme et serein, jusqu'au jour où les habitants de la ville de Shadowbrook furent massacrés sans ménagement. Dès lors, les gens devinrent suspicieux et l'atmosphère changea du tout au tout. C'est dans cette ambiance malsaine que votre équipe va faire son apparition. Épargné par on ne sait quel miracle, sortant des geôles de la prison de la ville, vous voici libre. Faut-il dire qu'il n'y a plus personne pour vous surveiller et que cette évasion sera l'occasion de prendre la bête en main. Sorti de ce premier donjon, un individu vous demandera de vous rendre dans le village voisin pour rencontrer un homme dont l'identité restera secrète, mais vous demandera d'enquêter sur ce massacre. Une aventure dont vous serez les principaux acteurs et qui vous fera voyager dans le monde qu'est Antharion. Un monde ouvert, si l'on peut dire, à condition d'avoir le bon niveau au bon endroit. Une histoire que vous débloquez au fur et à mesure de votre aventure sans pour autant avoir une incidence dessus. Une aventure que l'on peut boucler en une quarantaine d'heures selon les développeurs. Et j'ai envie de dire qu'ils n'ont pas tort, même s'il m'est très difficile de vous en parler tellement j'ai recommencé le jeu avec les nouveaux patchs. Mais jamais cela ne m'a blasé, c'est dire l'intérêt qu'Antharion suscite. 

    Outre des quêtes Fedex via des PNJ un peu partout dans le monde, on rencontre quelques clins d'œil bien placés, comme par exemple "ce délicieux butcher" dans ses égouts. Les quêtes sont d'ailleurs indiquées par des marqueurs peu intrusifs sur la Fast Travel Map, puisque vous n'avez pas de flèches vous indiquant la direction à prendre. 

    Déplacement en tour par tour, mais presque en temps réel avec une vie autour de nous. Les gardes se baladent et peuvent intervenir si on a besoin d'aide. Mais attention à ne pas les agresser, sous peine de devenir des parjurés durant la suite de votre partie tant que vous n'aurez pas payé l'amende ou ne serez passés par la case prison.

     

    Antharion Antharion

    Des livres et une petite sieste pour se remettre en état, sans oublier de manger un bout.

     

    Un mal, des mots ? La foire aux cochons ?

     

    À l'instar d'un Eschalon : Book 1, le jeu est au tour par tour. Durant les phases d'exploration, vous déplacez le premier personnage, les trois autres suivent. Lorsque vous arrivez dans l'aire d'action d'un groupe d'ennemis, la phase de combat commence. Début des combats sans transition aucune, votre quatuor est à la queuleuleu. Il est donc très important lors de la création de votre équipe de commencer par créer un tank (personnage ayant beaucoup de points de vie) en premier car il sera en première ligne lors du combat .Tout comme l'approche de vos ennemis aura son importance lors du début du combat. Si vous avez quatre archers et que le combat s'enclenche parce que vous êtes allé vous fourrer au milieu de squelettes guerriers, je ne donne pas cher de votre vie.

    Votre équipe va d'abord agir selon l'ordre de création de vos personnages, puis ce sera au tour des ennemis. Durant un tour, selon votre dextérité, vous avez un certain nombre de points d'action. Ils vous serviront à vous déplacer (un point d'action pour un déplacement d'une case), à fouiller dans votre inventaire (un point d'action),  mais vous n'aurez qu'une seule attaque par tour. D'ailleurs il sera affiché votre pourcentage de réussite lorsque vous pointerez votre curseur sur une cible, mais vous ne pourrez pas cibler une partie du corps, comme le permet la série des Fallout par exemple.

    Combats donc simples mais sympathiques, même si en début de partie ils manquent de profondeur. L'amélioration de vos compétences et la spécialisation des magiciens par exemple permettront plus de possibilités par la suite et vous pourrez aussi utiliser le décor pour votre stratégie. On pestera aussi sur l'impossibilité de pouvoir déplacer l'écran lorsque vous avez des archers et que la cible se trouve cachée par des icônes, portraits ou par la map de l'interface. Des erreurs de jeunesse vous dis-je. 

     

    Antharion Antharion

    Des combats en intérieur comme en extérieur.

     

    Parlons-en justement de ces ennemis, dont la forme et le niveau est fonction des lieux dans lesquels vous allez évoluer. Ils sont variés, typés heroic-fantasy, vivent en groupe et surtout, ont leurs propres sorts magiques. L'IA basique se débrouille simplement et c'est souvent le nombre qui vous mettra à mal. Vous pourrez ainsi subir des états différents pendant les combats (empoisonnement, faiblesse, confusion, transformation en petit cochon...) qui ne dureront que lors du conflit, tout comme la mort d'un ou plusieurs membres tant que vous ne perdez pas vos quatre acolytes, ce qui signifierait la fin de la partie. Autrement dit, si vous gagnez une bataille ils seront ressuscités comme si de rien n'était. Un peu facile, mais cela évite la lourdeur d'un système de "die and retry" trop mis en avant ces derniers temps dans de nombreux jeux.

     

    L'argent, le nerf de la guerre

     

    Avec ses trois niveaux de difficulté et selon les lieux où vous allez, le jeu saura maintenir votre stratégie en alerte. La mort des ennemis permettra aussi de récupérer dans leurs défuntes carcasses quelques menues babioles, vous permettant de grossir votre trésor de guerre à aller marchander dans la ville la plus proche. C'est en vendant ce que l'on trouve que l'on se rend compte que l'économie locale n'est absolument pas en notre faveur (revu avec le patch 1.1.8) et que l'évolution de notre matériel si on veut se le payer va durer un moment. Car votre quatuor a aussi possibilité de gérer son équipement, les flèches sont d'ailleurs comptées, avec arme ou bouclier main gauche, main droite, une armure, chaussures, casque, cape et des bijoux comprenant anneaux et amulettes. Il sera aussi possible de permuter deux combinaisons d'armes équipées lors des combats. 

    Des équipements normaux ou magiques qui vaudront leur pesant de cacahuètes chez les marchands environnants et qui seront visibles sur vos personnages lorsque vous vous en équiperez. Beaucoup de choses à trouver, même si je regrette que les donjons et lieux ne soient pas plus interactifs, car beaucoup d'objets font partie du décor (comme les présentoirs d'armes ou les étagères) plutôt que d'être des contenants interactifs. C'est ainsi que l'on parcourt les donjons pour trouver quelques tonneaux à piller et que l'on pourra trouver cela redondant à la longue. Seul bémol, pour interagir avec les contenants il vous faudra être à proximité d'eux, sinon l'opération ne sera pas possible. Vous ne saurez même pas qu'ils sont interactifs. À noter aussi qu'une icône différente apparaît si vous avez déjà fouillé et vidé un contenant. 

     

    Antharion Antharion

     Commerce et discussions.

     

    La bouffe, lard du cochon ?

     

    Le monde, même s'il possède plusieurs environnements possibles – neige, désert, montagne, prairie, donjon – et un certain nombre de villes reliées par des routes, n'est pas si vaste que cela à traverser. Mais sur la carte générale, il n'y a pas de lieu inaccessible et on trouve aussi différents donjons plutôt spacieux qui augmentent sa superficie. On regrettera pourtant la redondance des tilesets repris çà et là. Les maisons sont toutes identiques d'aspect extérieur, mais à leur décharge on peut toutes les visiter pour parler avec les PNJ qui n'auront pas forcément grand-chose à vous dire. L'effort est louable pour donner du volume à l'univers. On pourra aussi prendre un bateau pour parcourir le continent par la mer, mais il est étonnant qu'à partir de ce constat on ne trouve pas d'autres moyens de déplacement comme les chevaux. Car la navigation n'apporte pas grand chose, si ce n'est d'accéder à des lieux interdits par voie terrestre. 

    Les développeurs se sont montrés toutefois cléments avec le joueur en lui proposant via la carte du monde (la Fast Travel Map comme indiquée) de pouvoir se rendre directement dans un lieu déjà visité, à condition de payer une quantité de nourriture qui vous permettra d'aller automatiquement sur place. Car la bouffe est le nerf de la guerre. On a souvent reproché à la licence AD&D de pouvoir se reposer entre chaque combat sans malus, eh bien Antharion vous propose de faire de même, à condition de payer votre pause en nourriture. Vous choisirez alors votre temps de sommeil , ce qui permettra de régénérer points de vie et de mana. Sans cela, vous ne pourrez user que vos fioles pour pallier à vos faiblesses. À l'instar du feu de camp, à partir de la Fast travel Map il est possible de se rendre dans une ville déjà découverte, à condition de posséder la quantité de nourriture exigée. Une donnée donc indispensable à ne pas négliger. 

    En parlant de plan, on regrettera que la carte de l'environnement proche ne puisse pas être ouverte en grand et se résume à un petit cercle limité autour de votre groupe. Parce que les donjons sont parfois si grands, certains avec plusieurs étages, que l'on aimerait en voir la totalité pour ne pas se perdre. 

     

    Antharion   Antharion

    Piailler ou faire le cochon, tout un art...

     

    Tout comme la gestion de la nourriture, le jour et la nuit (et pour une fois, on peut dormir), la météo, le poids dans l'inventaire, le crochetage, l'identification, l'alchimie (où grâce à des ingrédients vous ferez votre popote) ou encore les horaires des magasins sont pris en charge dans le jeu. Vous pourrez aller vous coucher après une bonne journée rondement menée dans l'auberge du coin, ou encore dans la maison que vous aurez achetée. Des possibilités qui renforcent le côté roleplay du jeu.

     

    Un jour, je deviendrai fort !  

     

    L'expérience va servir à augmenter vos caractéristiques (5 points à ajouter par niveau) et vos compétences (5 points par niveau). Il faudra réfléchir consciencieusement à leur répartition, car il n'est pas possible d'annuler vos choix faits. On retrouve le côté malhabile et archaïque de la gestion de l'interface. À noter que pour toutes les compétences de groupe (comme le crochetage ou le commerce), l'ordinateur tient compte de votre personnage le plus doué pour interagir et calculer vos chances de réussite. Vous n'aurez donc pas besoin de slalomer entre vos personnages et encore moins de créer en priorité un voleur dans votre équipe. Du coup, on spécialisera certains de ses petits membres, car on se rend compte que chaque compétence a sa raison d'être et peut avoir son importance dans le jeu. Appréciable et permettant moult stratégies, surtout pendant les combats. 

    Malheureusement, la gestion de l'inventaire reste archaïque et les échanges commerciaux poussifs, même s'ils ont gagné en vitesse au fur et à mesure des patchs. Mais ils manquent encore de maniabilité. On ne peut par exemple pas équiper un objet acheté dans le menu de marchandage, et on visualise mal les prix des objets vendus ou à vendre tant que l'opération n'est pas faite. Tout comme la gestion des personnages est un peu malhabile : parfois lorsque l'on veut frapper, on se trompe et on perd son dernier point d'action. 

    Enfin la musique, avec quelques parties orchestrales superbes et un solo de guitare sèche, accompagne parfaitement votre aventure. Couplée à des bruitages simples mais efficaces, on pourra dire que les développeurs ont fait un effort de ce côté là, et on se satisfait de l'ambiance générale qui ressort de ce jeu. Enfin le jeu est uniquement en anglais, et même si le niveau de langage est normal et compréhensible, on regrettera l'absence du français.  

     

     

     

     

    AntharionIndiqué par ses concepteurs comme old school, inspiré des Final Fantasy ou des Ultima, Antharion propose une mécanique agréable qui plaira aux joueurs ne craignant pas ce graphisme tout droit sorti des consoles portables d'ancienne génération, donc pas franchement adulte. On regrettera le manque de maniabilité de l'interface et quelques menus défauts, mais les nombreux patchs sortis ont permis de régler un certain nombre de choses, ce qui le rend plus attractif et appréciable. Antharion mérite réellement l'intérêt des rôlistes que nous sommes, à condition de ne pas aimer crouler sous les règles complètes et compliquées d'une licence estampillée AD&D, et de le prendre pour ce qu'il est : un RPG simple, mais réussi. 

     

    + Accessibilité et bonne bouille

    + Bon RPG d'aspect old school

    + Combat au tour par tour

    + Audio

    + Durée de vie

     

    - Interface et raccourcis

    - Carte environnementale (minimap) manquante, surtout dans les donjons.

    - Anglais uniquement


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  • Article écrit sur RPGFrance le 17.11.2013


     

    Avec le rachat des licences par Nordic Games, voici le douloureux et malheureux Arcania de retour, en mai 2013, avec une version Console qui comprenait le jeu de base et son extension "je me fous de votre gueule" sur une unique galette. Alors oui, les fans de la série Gothic grognent encore et c'est peut-être pour cela que le mot Gothic a disparu de cette version. Allez, faites pas la gueule ! C'est l'occasion de faire la paix une bonne fois pour toute et de saluer cet Arcania qui sera sûrement l'unique et dernier opus de sa propre saga. Pour la première fois, Arcania sort sur la console de Sony, deux ans et demi après les versions PC et Xbox 360. Pourquoi tant de retard ? Peut-être des éléments de réponses dans ce test...

    Pour résumer l'histoire d'Arcania, le héros sans nom part se venger de l'assassinat de sa future promise et, mais cela est accessoire, sauver le monde. Je n'en dirais pas plus, car on ne va pas répéter ce que l'on vous a déjà expliqué dans les deux tests qui sont ici et  sur les versions PC. Je ne vais pas vous redire que la VF avec sa voix de sorcière surjouée vous renverra dans les jupons de votre mère, tellement elle est horrible. Je ne vais pas vous crever le coeur, en vous indiquant non sans rancoeur que la partie RPG que l'on avait dans Gothic, son père spirituel, a été émasculée dans ce jeu,  sic (!). Non, je ne vais rien ajouter. 

     

    Arcania : Gothic 4 (PS3) Arcania : Gothic 4 (PS3)

    Une nouvelle croisière ?

     
    Et puis d'ailleurs, on va faire abstraction de Gothic, sachant qu'il a été purement et simplement effacé de tout Arcania pour, quelque part, faire peau neuve. Il semble que le distributeur ait bien retenu la leçon. Ha non, j'ai faux ! Il en reste encore un présent : c'est pour le quatrième niveau de difficulté le plus élevé : le gothic. D'ailleurs, je vous conseille de jouer dans ce mode pour véritablement avoir du challenge, sous peine de jouer dans "la croisière s'amuse." Oui et puis on retrouve les personnages de la saga, mais faisons comme si de rien n'était. Non, je n'ai rien dit. 
    Qu'en est-il du portage ? Après une installation fastidieuse sur le disque dur, on peut enfin commencer l'aventure. Je suis surpris de voir apparaître l'accès direct à l'extension Fall of Setarrif alias le souffle du démon en VF, alors que logiquement, elle fait suite à Arcania. Mais pourquoi pas, après tout, la version PC est ainsi. On peut tout de même poursuivre l'aventure avec son personnage dès que l'on a fini la quête principale : A gothic tale
     

    Arcania : Gothic 4 (PS3) Arcania : Gothic 4 (PS3)

    Un héros sans nom qui a bien régressé.
     

    Portage raté ! 

     
    Si la vidéo d'introduction laisse présager du bon, dès le début de l'histoire, on a un pas de recul. Sur PS3, c'est vraiment moche vu de près. En clair, il y a des retards d'affichage au niveau des textures qui s'appliquent par couches successivement. On les voit très bien lors des dialogues, car à chaque fois qu'un interlocuteur parle, la caméra se recentre sur lui et il y a un chargement de textures. Souvent, avec des phrases courtes, la consolen'a même pas le temps de charger les textures que l'on passe au plan suivant. La technique est à la ramasse et le portage est foiréCela est sûrement dû à un manque de ressources système (?).
     
    Alors après que la PS3 s'est mise au boulot, on peut dire que c'est nettement mieux, même si la mer au loin est d'un bleu chimique, que les visages souvent redondants dans l'aventure sont moches, que les ombres sur les figures abusent de formes géométriques, que le clipping persiste par moment, que certaines créatures disparaissent de l'écran pour réapparaître ailleurs, que des bugs diverses et d'affichage persistent et que les temps d'accès sont constants, grattant continuellement sur le disque dur. Cela va chauffer dans les chaumières !
    Heureusement, on a un peu moins cet effet de chargement continuel en extérieur, ou lorsque le paysage est moins chargé et on se laisse enfin emporter par le jeu dont la fluidité est rarement à mettre en cause (seulement à un ou deux moments du jeu et sous temps pluvieux parfois). 
     
    Comment ce jeu a pu passer le test qualité de Sony, avec tous ses défauts ? Quand on voit en plus des raccords manquants, et des textures absentes par moment (rarement mais parfois), on se dit que ce n'est pas possible qu'il soit parti à la duplication. Alors pour la Xbox360, je ne sais pas ce que cela donne, mais pour la PS3, c'est vraiment une honte !    
     

    Arcania : Gothic 4 (PS3) Arcania : Gothic 4 (PS3)

    Au menu, bugs, apparition de textures progressives et clipping.

     

    Jouabilité réussie !

     
    En fait, en étant aveugle, on pourrait croire que ce jeu a été fait pour les consoles, car il tourne très bien, manette à la main. L'action vive, plus encore que ***** (le jeu dont je tairais le nom et dont on oublie l'existence pour ne pas fausser l'appréciation finale), classe Arcania dans les jeux d'action-RPG avec éléments de RPG light. Tout comme la version PC, on peut cuisiner à n'importe quel moment à condition que l'on ait les bons ingrédients et la recette correspondante, et si ça et là, on retrouve marmites, feux de camp et lits, ils ne servent plus à rien. C'est pas comme dans *****, ouf, je l'ai pas dit !
     
    Maniabilité parfaite : Carré pour attaquer, croix pour interagir, rond pour sauter, triangle pour esquiver. Le bouton start vous permettra d'accéder au menu inventaire, carte, quêtes et enfin compétences et sorts, alors que les touches directionnelles gauches seront des raccourcis pour accéder à vos potions ou autres. Le stick gauche permet le déplacement, alors que le droit permet l'orientation de la caméra. Rien à redire cela tourne du tonnerre. On appréciera l'inventaire sous forme de listes qui reste tout à fait utilisable. 
     
    Pendant environ 25 heures, je me suis bien amusé et je conseillerai ce jeu aux débutants : moins ambitieux et moins simulationniste que ****** (ma langue me picote vous dis-je, difficile de la tenir), il offre une aventure amicale et simple mais dirigiste, vous faisant passer de lieux en lieux divers et variés, au fur et à mesure du développement de la quête principale. Il m'a fait penser à Amalur The Reckoning tout en étant moins riche. Il sera toutefois possible de recommencer la même aventure en développant son personnage de manière différente (soit corps à corps, soit arme à distance, soit magie). 
     
    Mais cette version console n'a rien changé à la donne et l'histoire, les compétences ou encore les quêtes sont les mêmes. Pas plus de changement dans les compétences qui auraient pu être améliorées ou augmentées sachant qu'à partir du niveau 20, on se marche un peu sur les pieds, ne sachant plus où mettre nos points. 
     
    On trouvera tout juste sur la galette, des extras qui sont des artworks qui se débloquent au fur et à mesure de votre progression. Du coup, rien de neuf à ajouter, car aucune amélioration n'a été faite sur tous les défauts qu'on a pu lui reprocher. Non c'est juste un portage, qui nous permet de conclure que soit la PS3 manque de puissance, soit il a été fait avec les pieds. A vous de choisir. 
     
     
     Captures d'écran version PC
     
    Si on fait fi de son origine "Gothicéenne", Arcania sur console, comprenant le jeu de base et son extension Fall of Setarrif serait un hit, si techniquement, il n'était pas à la ramasse.  Portage raté visuellement sur PS3, il vaut mieux se tourner vers la version PC, bien plus belle et bien moins chère. Un jeu pour joueur casual qui ne présente que peu d'élément RPG et s'oriente vers le jeu d'aventure et qui vous tiendra en haleine pendant 25/30 heures. Pas désagréable, encore faut-il aimer l'action et surtout une fin un peu trop beat'them all à mon goût  !
    Quant à ceux qui n'ont toujours pas digéré sa trahison (Gothic 4 quoi !), vous aurez toutes les raisons pour recracher dans la soupe. Et vous n'aurez pas tout à fait tort !
     
    + Pas très cher sur PS3.
    + Jeu de base plus extension en font un jeu complet.
    + Casual plutôt sympathique.
     
    - Un portage à la ramasse
    - Les mêmes défauts que la version PC
    - Court par rapport à un ****** (non, je ne l'ai pas dit !) 25/30 heures.
    - Temps de chargement omniprésent
     
     

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  • Article écrit sur Dagon's Lair le 20.02.2009

    RPGFrance n'est pas autorisé à publier ce test sur son site. 


    C'est en me promenant sur le site du développeur russe 1C pour obtenir des nouvelles de King's Bounty, que je suis tombé sur Ascension to the throne, un jeu dont j'avais totalement oublié l'existence, mais qui en 2005 avait titillé ma curiosité. Et à ma plus grande suprise, le jeu est sorti il y a belle lurette, mais pas en France. Il n'existe malheureusement pas de démo et c'est avec une certaine appréhension que j'ai acheté sur le net, à un prix heureusement assez modeste, une version anglaise*. Je vais donc me permettre de faire un test plus détaillé, car il n'existe pas non plus de démo et il est difficile de se faire une opinion sur un jeu dont on a qu'une ou deux vidéos comme référence.


     

    IL ETAIT UNE FOIS UN GROS BILL...

    Ascension to the throneVous, Alexander, roi d'Airath, vous avez été assailli dans votre demeure par des ennemis inconnus. Il aurait été possible de les repousser sans la trahison de votre archimage Wolfguard, votre bras droit, qui vous téléporte alors dans un autre royaume. Arrivé dans un château inconnu, le seigneur vous prenant pour un espion vous fait fouetter et vous jette à la porte du château. Vous voici seul, démuni, dans un univers inconnu. Les bases du scénario sont posées et vos objectifs seront donc de récupérer votre titre et de découvrir qui se cache derrière ce complot. Pour cela, votre principal objectif sera de prendre le contrôle de ce royaume qui est divisé entre plusieurs domaines, d'où le titre.

    Vous voici dans un univers en 3D avec vue de son personnage de dos et comme vous vous en rendez compte, il n'y a pas de création de personnage. Tout de suite on pense au moteur de Gothic 2, un jeu sorti à la même époque. L'univers est beaucoup plus ouvert mais moins détaillé dans la végétation qui reste sommaire, mais les bâtiments et les arbres sont jolis quoique pauvres en polygones. Le graphisme ne mettra pas à genoux votre configuration et le jeu tourne très bien avec la résolution maximale en 1600x1200. La mer reste assez moche avec son reflet métal pas du tout naturel et son aspect transparent en vue rapprochée. De plus les cascades dans le jeu ne sont pas belles et certaines textures sont pauvres et moches. La végétation au sol est inexistante mis à part les grands arbres et quelques fleurs. Pourtant la profondeur de champ est très bonne et l'environnement assez gigantesque. Il vous suffira de vous rendre à côté d'un château pour vous rendre compte de la petitesse de votre personnage face à l'imposante masse des murailles.

    On appréciera aussi la gestion de la nuit et du jour qui peuvent avoir leur importance pour quelques missions. Mais aussitôt, on reprochera l'absence d'une horloge qui aurait permis de s'y retrouver, car lorsque l'aubergiste vous propose de dormir un certain nombre d'heures, on est obligé de se baser sur l'environnement lumineux. Le frame rate est très bon et le jeu n'a aucune saccade (c'est quand même le moins que l'on puisse espérer avec un jeu sorti il y a 3 ans !!).

     

    SANS POUVOIR MAIS AVEC DES ICONES

    Ascension to the throneDevant vous, se tient un vieil homme qui vous parle : on se croirait réellement dans un RPG pur souche, sauf que les choses ne sont pas si évidentes. Sur l'écran, outre la vue 3D de votre personnage et de l'environnement, il y a cinq boutons : le premier correspond à la carte du monde. On s'aperçoit que ce royaume est assez grand et qu'il vous faudra un certain temps avant de le traverser. Mais de plus, il y en aura deux autres des royaumes à parcourir. Le second icone correspond au journal de vos quêtes. On retrouvera sur la carte, les points correspondants à ces dernières à effectuer ainsi qu'une croix pour se localiser.

    Il y a aussi un icone pour votre personnage qui présente son inventaire et ses caractéristiques. Très succinct, ce premier permet de porter des anneaux, une amulette et un équipement complet d'armure incluant une arme, mais cela reste léger. Dommage que les développeurs n'aient pas poussé plus loin les possibilités de configuration de son personnage, car il n'y aura qu'une vingtaine d'anneau et d'amulette et une demi-dizaine d'équipements à acquérir. Le quatrième icône vous permet d'aller voir vos sorts magiques que vous pourrez acquérir chez les différents magiciens.

    Le dernier icone permet d'accéder à votre armée. En effet, ce jeu de stratégie vous permet de gérer votre personnage, mais aussi jusqu'à 15 autres groupes de 10 créatures maximum que constitueront votre armée. On trouve deux rangs qui correspondent aux troupes avant et arrière que vous pourrez configurer à loisir selon votre tactique guerrière. Ainsi, durant votre aventure ça et là, vous allez trouver des PNJ (personnages non joueurs) qui voudront bien rejoindre votre équipe/armée après ou pour résoudre des quêtes. Mais vous pourrez aussi payer des créatures dans les centres d'entraînement qui parsèment les différents lieux du jeu.

    Pour que les créatures acceptent de vous rejoindre, il vous faut des points d'autorité. C'est donc en montant de niveau que ces points augmentent automatiquement. Vous en trouverez aussi dans des coffres ou sur des autels disséminés dans les royaumes. Vous en obtiendrez aussi en assujettissant les différents seigneurs du royaume. Cela vous permettra d'obtenir des troupes de plus en plus nombreuses voir de plus en plus puissantes. Car si, au début, il est possible d'obtenir des loups qui vous couteront 3 points d'autorité, par la suite vous pourrez trouver des créatures bien plus costaudes demandant plus de 500 points d'autorité. C'est donc un travail de leveling que vous allez effectuer pour augmenter cette valeur qui vous permettra de vous constituer une
    armée selon votre goût. Puis, il vous faudra faire un choix entre avoir 5 loups dans votre troupe ou un seul loup-garou bien plus fort. Vous placerez vos créatures dans vos rangs de manière simple : les combattants au corps à corps à l'avant et les attaquants à distance à l'arrière.

     

    PUISSANCE ET BATAILLES


    Ascension to the throneMais reprenons la partie. Vous contrôlez votre personnage et le déplacez avec les touches du clavier (et non la souris) où vous le souhaitez, comme dans un jeu de rôle en 3D. Il ne sera pas possible de sauter ou de ramper, juste se déplacer. Autour de vous, vous pouvez voir des créatures déambulées par groupe et entourées d'un cercle de feu. Si vous approchez de ce cercle, l'interface vous demande si vous souhaitez attaquer le groupe. C'est alors qu'intervient la partie stratégique au tour par tour.

    En effet, après un download rapide, on passe alors sur une zone de combat sur laquelle sont représentées vos unités et celles ennemies au grand complet selon le positionnement effectué précédemment avec votre icône armée. La zone est découpée en nombreux hexagones qui permettent de visualiser la totalité des deux armées. Sachant qu'une unité occupe une case et est entièrement en 3D, cela représente prêt de 300 créatures au maximum.

    Le combat s'engage au tour par tour. Et c'est là, toute la richesse du jeu : On se retrouve face à un pseudo Heroes au might of magic, sauf que le héros est présent avec ses troupes (comme dans le 4). On déplacera ainsi un groupe d'unités en fonction de leur capacité (déplacement, vitesse) ou le faire attendre s'il veut agir plus tard. Selon les adversaires, il sera tantôt intéressant de les éliminer de loin, tantôt d'aller au contact pour empêcher les archers adverses de tirer.

    L'interface est on ne peut plus simple d'utilisation et tout comme le côté gestion du personnage, on aurait aimer un peu plus de possibilités. Par exemple, les zones de combat manque de relief qui aurait pu gêner le déplacement ou encore le manque de son, alors qu'en arrière plan on entend les chants des oiseaux alors que vous chargez avec vos 10 paladins. Il aurait été sympa de pouvoir fuir, mais l'option ne semble pas implémentée. Enfin, cette zone de bataille paraît trop petite lorsque deux armées importantes sont présentes : En un tour les combattants sont déjà au contact. Enfin on aurait aimé avoir des icônes dans un coin pour avoir un bilan d'état de ses créatures voir l'ordre d'action de chaque troupe, comme on peut le voir dans de très nombreux jeux de ce type.

    A votre tour d'initiative, vous allez donc déplacer/faire tirer/frapper/lancer un sort selon les possibilités et tout le groupe de créatures suivra votre ordre. Il est d'ailleurs à noter qu'un drapeau surmonte vos troupe mais que lorsque deux groupes d'ennemis identiques sont au contact, il est difficile de les distinguer.

    Ascension to the throneLa souris vous permet de déplacer la caméra tout autour de cette zone de bataille tout en tournant ou en zoomant. Lors d'action la caméra, ce qui rend la bataille très immersive. Les combats sont rapides la plupart du temps : en faisant tirer vos 10 archers, vous descendrez les 10 loups adverses, mais face à des créatures plus costaudes, ils n'en tueront qu'un. Vous décidez de l'action d'attaquer, mais la résolution se fait automatiquement - impossible par exemple de faire un peu de répartir vos dégâts, l'ordinateur choisit. Les unités sont très variées selon leur taille et en ajoutant les différents types existant : archers, guerriers ou lanceurs de sort.

    La fin de la bataille se résume par la mort d'une des deux armées. Souvent d'ailleurs, On a quelques pertes même si on se débrouille bien. Elles ne sont pas difficiles sur le premier royaume mais se corsent par la suite. De plus, il arrive qu'il y ait des batailles successives sans que vous ne puissiez récupérer des unités. Il est donc important de maîtriser la gestion de ses troupes pour arriver à aller au bout de ses batailles.

     

    L'ASCENSION EST EN COURS

    La victoire vous permet de récupérer or et points d'expérience. Cela fait donc évoluer votre personnage qui gagne automatiquement des points d'autorité, mais aussi 5 points de caractéristiques qu'il peut placer dans quatre cas possibles : ses points de santé, ses dommages au contact, ses points de magie ou encore sa résistance à la magie. On revient alors à la carte principale, sur laquelle vous allez pouvoir poursuivre votre exploration en dirigeant votre personnage. Votre aventure va vous menez dans tous les coins de ce royaume et il est important de préciser que vous ne pourrez jamais rentrer dans les bâtiments. En effet, lorsque vous rentrez dans un château tout en 3D, les PNJ vous attendent devant leur maison. Chaque village, de construction différente, offre par exemple toujours les mêmes possibilités, mais plus on avancera dans l'histoire, plus elles seront puissantes.

    En clair, on trouve le maire du village qui propose une quête, le sorcier qui vous propose des sorts, le marchand de bijoux qui vous proposent un voir deux bijoux et qui ne rachètent absolument pas tout ce que vous avez, le forgeron qui vous proposera peut être une armure plus costaude que le forgeron précédent, l'aubergiste qui vous propose de passer le temps etc, etc.... Autrement dit, on entre dans un système répétitif qui n'est pas mauvais en soi, mais est redondant. De la même manière, on trouve aussi les baraquements des créatures qui pourront venir rejoindre les rangs de votre armée (qui je le rappelle ne dépassera jamais plus 15 groupes soit 150 unités) sachant que vous pouvez mixer tous les genres dans votre armée, mais pas dans un même groupe. Les dialogues se font par QCM et on a souvent un voir rarement deux choix de discussion tout juste pour vous donner une information et vous n'avez plus qu'à cliquer pour avoir la suite. D'ailleurs même si vous êtes anglophobes, le niveau n'est pas très élevé et il vous sera facile de suivre le fil de l'histoire.

    Ascension to the throneIl vous faudra donc aller à pied dans le pays, avec des voyages parfois bien longs, surtout qu'il n'y a pas de monture et que l'on vous demande à quelques occasions de faire l'allée et le retour. Heureusement, on trouvera des téléporteurs qu'il vous faudra activer la première fois que vous les rencontrerez, pour revenir à des endroits déjà parcourus et faire vos emplettes de créatures. On notera d'ailleurs un très joli effet de téléportation durant cette action et il faut savoir qu'il n'y a aucun chargement tant que vous restez sur le même royaume. Alors si au début du jeu, le premier chargement est assez long (tout le niveau est chargé), par la suite il n'y en a plus, et les rares rechargements après mort de son avatar sont très courts.

    L'aventure vous mènera dans d'autres royaumes sur lesquels il vous faudra guerroyer dans de nombreux combats qui à la longue pourront fatiguer les moins aguerris à ce type de jeu. Le jeu n'est pas réellement difficile au début, et la montée des niveaux se fait sans difficulté et assez rapidement. Il est important de ne pas perdre votre personnage sous peine de Game over immédiat comme certains personnages secondaires dans certaines missions. Il est d'ailleurs plus approprié de faire de votre avatar un sorcier et de vous placer en seconde ligne pour utiliser les différents sorts de magie pour compléter/fortifier votre armée, plutôt que d'aller au contact alors que vous trouverez des créatures beaucoup plus balèzes physiquement.

    Le scénario se développe au fur et à mesure de votre avancée dans l'univers et on finit par comprendre pourquoi vous avez été victime de ce putsch. Il est important de préciser qu'il existe des passages obligés bloquant l'accès à la suite de l'aventure et il vous faudra effectuer telle ou telle mission pour pouvoir avancer. C'est ainsi que je me suis retrouvé à tourner en rond car je n'avais pas parlé au personnage qui allait permettre de débloquer un passage obligé. Mais rien de bien grave en soi. Pour les quêtes secondaires il n'y a pas de souci devant leur facilité. La fin viendra au bout d'une vingtaine d'heures, mais la rejouabilité est possible si vous souhaitez changer totalement d'optique de personnage. Au lieu de faire un magicien, évoluer en guerrier, sachant qu'il n'y a pas de restriction de classe : Un magicien portera une armure et un guerrier lancera des sorts. Par contre, le combat final est extrêmement dur.

     

    L'ENVERS DU DECORS

    Ascension to the throneAprès tout ce que j'ai pu en dire, ce jeu ne semble pas avoir de principal défaut et on pourrait se demander pourquoi ce n'est pas un hit. La première chose choquante est le manque de configuration des touches. Il faut dire qu'il n'y en a pas des tonnes : le déplacement qui se fait par les touches ZQDS et la souris qui permet de déplacer la caméra. La roulette pour zoomer ou reculer derrière votre perso de dos et le pointeur pour cliquer sur les interactions du jeu. Il faudra donc faire avec ce minimum et heureusement que la gestion des batailles se fait entièrement à la souris.

    Mais il y a aussi le manque de profondeur dans tous les domaines (RPG, batailles comme vu précédemment, mais aussi la non reconfiguration des touches, les achats ridicules, pas de son cohérent durant les batailles, des PNJ qui attendent dans les villes, les quêtes simples). En fait, le jeu manque de finition et de profondeur mais pas au point de le rendre mauvais, donc dommage qu'il ne soit pas sorti par chez nous.

    Il n'y a malheureusement pas de multijoueur ce qui aurait pu rajouter des possibilités au jeu : je pense par exemple à un duel de bataille entre deux personnes en mode hot seat ou une campagne en coopératif qui aurait été un plus pour le soft. Mais non, rien de rien, juste une aventure solo prenante c'est vrai, avec multiples rebondissements. Il ne semble pas y avoir de bug, après application du patch anglais. Il m'est parfois arrivé de me téléporter cinquante mètres plus loin, alors que j'étais près du bord d'un précipice ou d'une barrière, mais rien de bien grave. La musique est de bonne qualité et reste dans le ton comme tous les RPG médiévaux. Quant aux bruitages dont j'ai déjà parlé, je n'y reviendrais pas, mais il aurait gagné à être un peu plus riche surtout durant les batailles.

     

     


    Ascension to the throne est un jeu de stratégie au tour par tour tout en 3D avec une bonne pincée de RPG. Il est facile d'accès, trop simple pour les puristes, mais conviendra très bien pour les débutants et le mixe des deux genres donnent quelque chose d'originale et sympathique même si on aurait aimé un peu plus de profondeur, voir d'options. Au delà des défauts de conceptualisation et du manque de moyen, il mérite un bien meilleur sort que la non distribution en France, surtout lorsque l'on voit certaines catastrophes ludiques sur nos étals. Espérons qu'avec le stand alone, Ascension to the throne : Valkyrie, cet oubli soit réparé et qu'il ait le succès qu'il mérite. En tout cas, il y a moyen de passer un bon moment pour pas très cher et sans se prendre la tête mais tout en anglais, voir en allemand, alors n'hésitez pas.


    + De bonnes idées : évolution de son personnage et de son armée, mixte RPG et stratégie au tour par tour
    + Un jeu facile à prendre en main
    + Une aventure simple et efficace
    + Un grobillisme enivrant

    - Trop simple pour les tacticiens
    - Manque de profondeur
    - Manque de finition
    - Pas de multijoueur (type duel entre deux armées ou coopératif)
    - Manque d'informations, trop épuré.


    ASCENSION TO THE THRONE - DVS - 1C
    CDROM/DVD/Internet
    Voix et sous titrage en anglais

    *En fouillant sur le net, vous trouverez un patch de traduction française pour le jeu auquel  j'ai participé en tant que relecteur


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