• TEST : Vampire's Fall : Origins

    TEST : Vampire's Fall : Origins

    Avant de commencer, sachez que la version PC est un portage d’un jeu mobile développé par Early Morning Studio pour Androïd. Vous pouvez retrouver une critique très complète de Killpower ici, et je vous propose ici un second avis. Je n'ai donc pas repris des éléments qu'il a pu évoquer.

     

    Première partie : L’interface et la prise en main initiale.

    Tout le test est réalisé au clavier et à la souris.

    Les déplacements dans ce monde ouvert sont assez classiques ; le personnage court vers la direction indiquée lorsque l’on maintient le clic, à l’approche d’un PNJ, il suffit d’appuyer sur la barre espace afin de déclencher une boîte de dialogue. Classique mais instinctif et efficace !

    Lors des combats, qui se chargent TRÈS rapidement, la souris permet de naviguer très efficacement entre les différentes capacités, les raccourcis claviers sont clairement indiqués mais on ressent cependant, lorsque l’on voit la taille des boutons, que tout avait effectivement été pensé pour mobile.

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    Du côté de l’interface du personnage, l’ensemble est synthétique mais parfaitement abordable. Accessible sur un HUD peu encombrant en pressant la touche "C", le premier écran renseigne sur bon nombre de données telles que l’or, l’XP, le taux de concentration (comme le mana des magiciens) mais également sur les dégâts des armes équipées, ainsi que sur la synthèse des différents bonus accordés par l’équipement.

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    L’onglet "inventaire", aussi accessible par la touche "I", est à droite de l’écran. L’équipement porté est à gauche. Un clic sur un élément de l’inventaire permet d’afficher l’élément porté (à gauche) et l’élément choisi (à droite), afin que vous puissiez établir un comparatif. Vous pouvez aussi équiper la pièce sélectionnée, un glisser/déposer fonctionne également. On observe également la présence, subtilement séparée, d’une ligne consacrée aux différentes potions que l’on peut acheter ou crafter dans le jeu et dont le nombre est limité à cinq.

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    Le troisième onglet "personnage" concerne les lignes de sang (accessible avec "K"), c’est à dire les améliorations passives du personnage. Elles sont divisées en trois catégories : colère (liée aux dégâts), vitalité (liée à la vie, la concentration mais aussi à l’armure et aux dégâts de certaines capacités) et tromperie (liée à l’esquive, la parage, l’or et l’XP et la capacité de port).

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    L’avant dernier onglet est celui des compétences (accessible avec "L") qui est lui aussi, divisé en trois catégories : contrôle, instinct et puissance. Les deux premières contiennent des capacités actives d’attaques, de buff du personnage ou de debuff de l’adversaire. La dernière catégorie contient des capacités passives, à activer ou non, et disponible en trouvant des cercles de pierre dans le jeu ou en achetant de l’équipement qui permet leur déverrouillage.

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    Enfin, le dernier onglet de ce menu, aussi accessible avec "Q" ou directement sur le HUD, est celui des quêtes. Très classique mais précis lorsque la quête est à "chercher soi-même" ou qu'elle concerne une zone, la description indique qu’il n’y a pas de marqueur sur la carte.

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    Toujours concernant le HUD, on peut aussi observer la présence des HP (points de vie) du personnages, de l’XP mais aussi du nombre de pièces d’or et en haut à gauche du menu des paramètres, très austère, celui des succès (en tuant les brutes) et de la renaissance (le contenu end-game), mais également le menu des « cosmétiques » qui ne sont pas tous sans importance puisque certains éléments, l’image des ailes, permettent de débloquer les capacités des compétences de puissance. On y trouve aussi des casques pour augmenter la puissance ainsi que des tatouages, des coupes de cheveux et autres pilosités. On a également un menu dans lequel on peut tenter d’améliorer l’équipement à condition d’avoir des pierres de sang.

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    Ces pierres de sang, qui peuvent être trouvées sur des cadavres, peuvent aussi être fabriquées au même titre que les différentes potions directement sur l’interface du jeu. En cliquant sur la potion à droite de l’écran, cela déroule un petit menu contextuel dans lequel vous choisissez ce que vous voulez fabriquer.

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    Enfin, le dernier élément de l’interface, accessible par "M" ou en cliquant dessus, est la carte. Si cette dernière est complète et indique assez bien les marqueurs de quête, on pourra regretter que le nom de la quête s’affiche pleinement, et que l’on perde en lisibilité, aussi bien sur l’écran de carte mais aussi (et surtout), sur la minimap du HUD. 

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    Deuxième partie : Les graphismes et la musique.

    Le jeu bénéficie de meilleures textures que sa version mobile. Il s’agit toutefois d’un simple portage et aucun réglage n’est disponible à l’exception de la résolution et du mode plein écran (uniquement sur le menu). Toutefois, la patte graphique est tout à fait appréciable, si les décors ne changent finalement pas beaucoup (en incluant 'l’extension'), cela permet d’insister sur l’ambiance froide du titre et participe à l’immersion dans le jeu. Aussi, je n’ai jamais eu à me demander ce que je voyais, chaque objet ou détail étant bien représenté.

    Lors des combat, les créatures et monstres humanoïdes sont plutôt variés pour un jeu de cette envergure et à l’instar des jeux auxquels celui-ci rend hommage, on observera que certains skins sont réutilisés et parfois grossis pour montrer que le monstre est plus fort que "son petit frère".

    Quant à la musique, par sa sobriété, elle se prête vraiment bien à l'univers mis en place, ni joyeux, ni réellement sombre, et que l'on imagine provenant d'une église ou d'un lieu de culte soulignant l'aspect divin que l'on prête parfois aux vampires. On regrettera cependant l'absence de voix. 

    Par conséquent, cet aspect old-school est parfaitement appréciable. 

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    Dernière partie : L'histoire et le gameplay.

    Pour aborder cette dernière partie, il va d’abord être question de l’histoire du jeu. C’est une histoire classique de vampire et de vengeance. Si l’ensemble est extrêmement simpliste, l’écriture reste assez satisfaisante pour créer de légers rebondissements et maintenir l’intérêt jusqu’à la fin du jeu d’origine.

    On notera aussi une grosse dose d’humour dans le jeu, entre absurde, et lourdeur liée à certains personnages. Cela peut plaire ou déplaire mais certaines situations pourront vous laisser dubitatifs quant aux intentions des développeurs.

    En effet, certaines quêtes reposent sur la recherche d’éléments, un trésor dans UNE souche, parmi toutes les souches d’une zone de jeu, à savoir des centaines, tandis que d’autres reprennent l’idée de recherche en narguant le joueur et en lui disant que l’élément à trouver est juste derrière et que le PNJ ne compte pas lancer le joueur dans une recherche compliquée. On trouvera aussi des PNJ voulant voir mortes un certain nombre de créatures. Si la plupart du temps ces quêtes secondaires contiennent en général huit créatures à tuer (voir moins), l’écriture des PNJ les fera en demander parfois jusqu’à quinze.

    Par conséquent, cette forme d’humour "trollesque" vient faire souffrir l’intérêt du jeu dans ses quêtes secondaires, puisqu’il ne s’agit que de quêtes Fedex, sans réellement de saveur. Si cela s’arrêtait là, ce ne serait pas dramatique en soi, le phénomène se produisant déjà dans bon nombre de jeux. Malheureusement, le jeu souffre de ce défaut d’écriture et de cette répétitivité dans son extension. Cette dernière est intégrée au jeu comme un prolongement, ; elle permet d’amener la deuxième carte du jeu et de répondre à une question que le joueur ne se posait peut-être même pas, puisque, sans spoiler, il n’est plus question de l’antagoniste du jeu principal, mais l’intégralité de cette partie repose sur les allers-retours, y compris dans la quête principale, et cela retire beaucoup de la saveur du jeu. Certaines quêtes secondaires sont étalées sur toute la carte et gonflent de manière artificielle la durée de vie du jeu, là ou cette "deuxième" quête principale ne durerait pas plus de deux heures en ligne droite, malgré les aller-retour.

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    Un autre élément vient casser le rythme du jeu : la progression du personnage. Il n’est pas possible de régler la difficulté du jeu, seule la fin permet de lancer une "renaissance" dans une difficulté supérieure qui vient apporter plus d’or, d’XP et de meilleurs butins. Cependant, le jeu permet très rapidement d’optimiser son personnage grâce aux niveaux gagnés, ce qui permet de rendre le personnage quasiment invulnérable à la plupart des monstres, et à l’or engrangé qui permet d’acheter de meilleurs équipements que l’on tentera d’harmoniser entre les dégâts contondants, perçants ou tranchants. Par conséquent, à l’exception des monstres "brutaux" et d’un contenu end-game, qui à l’exception d’une nouvelle partie en difficulté supérieure, s’apparente également à une succession de combats contre des monstres extrêmement forts dans plusieurs labyrinthes, le joueur va très rapidement marcher sur le jeu sans excéder la quinzaine d’heure passée dessus. Certains monstres de quêtes, voir les boss finaux, pourront être tués en quelques coups, voir en une seule attaque bien préparée. Si le sentiment de puissance dans un jeu vidéo et surtout un jeu de rôle est souvent appréciable, on peut regretter ici que cela se fasse bien trop tôt dans le jeu, sans jamais réellement rencontrer d’obstacles. Enfin, cette progression, passé le niveau 60, s'arrête brusquement puisque le nombre de points d'expérience requis pour passer au niveau suivant explose, réservant la suite de la progression aux nouvelles parties. 

    Seuls les plus courageux feront de nouvelles parties et tenteront de tuer tous les monstres du contenu endgame ! A titre indicatif, selon les succès Steam, seul un joueur sur deux a terminé la première ville et il n’y a pas un joueur sur trois qui a terminé la deuxième. Enfin, seuls 8% des joueurs ont terminé l'extension. Il est probable que la répétitivité des quêtes et le manque d’intérêt global provoqué ait entravé la volonté de nombreux joueurs de poursuivre. 


     

    En conclusion,

    Vampire’s Fall : Origins est un RPG tout à fait convenable si on ne prend pas en compte son extension. Malgré une puissance rapidement démesurée, le joueur prendra néanmoins du plaisir à se balader dans cet univers sombre et unique. L’amateur de répétitivité y trouvera largement son compte, mais le joueur aimant la variété ne voudra pas forcément recommencer le jeu en difficulté supérieure.


    + L’ambiance (musicale et graphique), immersive à souhait.

    + La possibilité de se balader dans un monde ouvert avec peu de temps de chargement pour les combats.

    + Une interface minimaliste mais efficace.

    + L’humour absurde.

    + La démesure de la puissance du vampire ...

      

    - Les incrustations sur la map et la minimap, mal pensées.

    - L’humour trollesque.

    - Peu (pas) de réglage graphique, dû à un portable basique.

    - La répétitivité, pas gênante au début, rebutante à la fin.

    - L'extension, paroxysme de répétitivité .

    - La progression du personnage qui s'arrête de façon brutale ... à l'approche de l'extension, ce qui prive d'intérêt.


     

    Avec l'extension : TEST : Vampire's Fall : Origins (6)

    Sans l'extension : TEST : Vampire's Fall : Origins (8, parce que j'ai pris un vrai plaisir jusqu'à l'extension).

     


  • Commentaires

    1
    Vendredi 24 Juillet à 11:25

    Une bonne complémentarité par rapport à mon test. Merci monsieur.



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